ENTREPRISE

Un prix pour Niwa Tea

Avec les thés et infusions bien-être qu’elle crée pour sa marque Niwa Tea, à Vieux-Boucau, Pauline Castillo a reçu le prix de l’encouragement, à l’occasion de la finale nationale du concours Talents BGE, le 21 octobre dernier, à Bercy.

Nelly Bétaille - 9 novembre 2019
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” J’ai fait de mon handicap ma force et Niwa Tea est devenue la raison de me battre », confie Pauline Castillo. À 31 ans, lors de la finale nationale du concours Talents BGE, au ministère de l’Économie et des Finances, le 21 octobre, elle a remporté le prix de l’encouragement qui valorise la détermination d’entrepreneurs en situation de handicap. La jeune femme, atteinte d’endométriose, a en effet créé, il y a moins d’un an, à Vieux-Boucau, son entreprise autour du bien-être, intimement liée à son histoire personnelle.

VERS UN LABEL BIO

« Pour soulager mon corps épuisé, après des mois et des mois de recherches sur les éléments que la nature nous offre, j’ai élaboré trois recettes de thé, en collaboration avec une naturopathe. Après avoir vu les effets positifs sur moi, j’ai décidé de les commercialiser ». À base de thé vert, de fleur d’oranger ou d’écorce d’orange aux vertus anti-oxydantes, de reine des prés qui apaise l’utérus, de fleurs de framboise qui régulent le flux sanguin… Ce sera d’abord No Pain Tea pour calmer les douleurs menstruelles. Puis, cette championne de bras de fer sportif élabore son No Limit Tea pour estomper les courbatures après un entraînement et le No Complex Tea, drainant et détoxifiant. Et avec un cahier des charges strict, sur l’absence de pesticides et de métaux lourds dans les ingrédients issus du commerce équitable, elle compte bien voir ses produits décrocher le label bio en 2020. 

LE THÉ EN TOUTE SÉRÉNITÉ

Depuis plusieurs mois, elle travaille à l’élaboration de ses futures recettes de thé noir, de son thé glacé en bouteille ou de formules éphémères pour chaque saison, affine les grammages et peaufine les saveurs au naturel. Et la formule fonctionne : en plus de la vente sur Internet, elle a conquis une quinzaine de points de vente et prospecte actuellement pour une distribution dans la région sud-est et à Paris. « Entre la création, le suivi de fabrication, la commercialisation, la présence sur les salons et la logistique, je suis une employée polyvalente », plaisante-t-elle. Dans les clous de son plan de développement sur trois ans, élaboré avec le réseau d’accompagnement à la création d’entreprise BGE Tec Ge coop, elle reste sereine : « Grâce à ma maladie, j’ai développé ma vie ».